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Aline Bsaibes était dans l’émission Smart Tech sur B Smart TV, interviewée par Victoire Sikora. La directrice générale d’itk y parle d’améliorer la sécurité alimentaire, de rentabilité des exploitations agricoles, de prévision et de gestion des risques par les assurances, de protection de l’environnement et de conserver la santé des sols.
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Victoire Sikora, BMSART : A itk vous avez développé un outil d’aide à la décision pour l’agriculture. Quels sont vos leviers ?

Aline BSAIBES : Nous aidons les agriculteurs à maximiser leur retour sur investissement en produisant mieux. Cela veut dire pour les éleveurs produire mieux le lait, avoir moins de mortalité de veaux ; pour les producteurs de maïs, mieux irriguer, fertiliser, pour avoir un meilleur rendement à la fin.

 

Pour cela il y a trois aspects sur lesquels vous intervenez : la décision stratégique, la gestion des risques et le pilotage des exploitations. Est-ce que ce sont des services packagés ?

C’est le même modèle, c’est la même plateforme qui fait « parler la plante ». Pour grandir la plante a besoin des nutriments dans le sol, de l’eau, de l’air, du soleil. Notre modèle indique tous les jours quel est l’état de la plante cultivée et quels sont ses besoins.

C’est le même modèle de simulation et la même plateforme qui aide différents acteurs de la chaîne de valeur agro-alimentaire.

 

Et votre plateforme fonctionne avec l’intelligence artificielle, des algorithmes ?

C’est en effet différentes approches d’intelligence artificielle et d’algorithmes. Nous sommes 120 salariés, dont soixante docteurs en mathématiques appliquées et intelligence artificielle. C’est notre métier.

 

Est-ce que vous pouvez nous parler du projet Banana ?

C’est un projet que nous avons fait pour les producteurs de banane en Martinique. Les bananes peuvent avoir des risques de maladies et itk a créé une plateforme qui les aide à mieux traiter cette maladie. A présent les producteurs ne travaillent plus sur des relevés papier, mais tout est fait avec notre logiciel.

 

En termes de développement et d’innovation, quels sont vos grands sujets ?

Nous sommes sur deux gros sujets. Le premier, c’est l’assurance.  Nous avons fini de travailler sur un produit avec nos clients-partenaires assureurs. Nos produits permettent de différencier entre les pertes de rendements dus aux aléas climatiques, et les pertes de rendements dus aux erreurs de conduite de production. Et les assurances veulent assurer les aléas climatiques. Ce sont ces produits que nous faisons avec eux.

Et le deuxième est sur l’optimisation de la production de carbone au Kenya, avec une grande dimension fixation du carbone dans le sol. Donc d’un côté on optimise la production et de l’autre on s’assure que le carbone est fixé dans le sol. Le bénéfice de cet outil est double : diminuer les gaz à effet de serre, et dans un deuxième temps monétiser ce gain de stockage de carbone pour les agriculteurs.

 

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